Se faire tatouer, c’est parfois se réapproprier quelque chose.


 

Quelque chose qu’on avait mis de côté.

Quelque chose qu’on avait perdu.

Ou quelque chose qu’on ne s’était jamais vraiment autorisé à posséder.

Reprendre possession de son corps

Le corps n’est pas toujours un territoire neutre.

Il peut avoir été jugé.

Contraint.

Marqué par des événements qu’on n’a pas choisis.

Se faire tatouer peut devenir un acte de reprise de contrôle.

Choisir ce qui entre dans sa peau.

Décider de ce qui y reste.

Ce geste est silencieux, mais puissant.

Transformer une trace en choix

Il y a des marques qu’on n’a pas demandées.

Des cicatrices.

Des souvenirs inscrits malgré nous.

Le tatouage ne les efface pas.

Mais il peut les entourer, les transformer, leur donner un autre sens.

Ce n’est plus seulement ce qui est arrivé.

C’est ce que l’on décide d’en faire.

S’autoriser à exister autrement

Parfois, se faire tatouer, c’est simplement s’autoriser.

À aimer son corps.

À le regarder différemment.

À le reconnaître comme sien.

Un tatouage peut être un pas.

Petit ou immense.

Vers plus d’acceptation, plus de douceur, plus de présence à soi.

Un acte qui ne demande pas d’explication

La réappropriation est intime.

Elle ne se justifie pas.

Elle ne se raconte pas forcément.

Certaines démarches n’ont pas besoin d’être comprises par les autres pour être valables.

Notre rôle dans ces moments-là

Dans un tattoo shop, on croise souvent ces histoires sans toujours les connaître.

Et ce n’est pas grave.

Ce qui compte, c’est le respect.

La bienveillance.

Le sérieux avec lequel on accompagne ce geste.

Parce que parfois, tatouer, ce n’est pas juste créer une image.

C’est participer à une reconstruction.

En résumé

Se faire tatouer, c’est parfois se réapproprier quelque chose.

Son corps.

Son histoire.

Son choix.

Et ce “quelque chose”, même invisible aux autres,

peut tout changer pour la personne qui le porte.


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